Témoignage Ophélie et Alexis

Motiver son homme au changement

Nos 5 conseils pour favoriser l'implantation

L’implantation est une des phases les plus critiques de la conception.
 
En effet, de sa réussite dépendent la continuation du développement de l’embryon et le succès de la grossesse.
En procréation médicalement assistée, c’est la seule phase qui ne peut être maîtrisée puisqu’elle a lieu à l’intérieur du corps de la femme. Elle reste encore un mystère pour le corps médical et un sujet de recherche intensif.
Image implantation




Non maîtrisée, ne veut pas dire pour autant « à laisser au hasard ». Il a été en effet démontré que le contrôle de certains processus pouvait influer sur son succès ou au contraire la freiner.

Aujourd'hui, nous vous dévoilons 5 conseils qui ont fait l’objet d’études pour favoriser cette phase magique de la conception.

Conseil n°1 : Pratiquez chaque jour la cohérence cardiaque

Cet exercice de respiration tout simple est pourtant l’un des plus efficaces.
 
En pratique régulière, soit 5 min., 3 fois par jour, il diminue la production du cortisol[1], une hormone impliquée dans le mécanisme du stress prolongé et potentiellement nocive pour l’implantation et les premiers mois de grossesse[2] .
Effectivement, un déséquilibre de cette hormone pourrait augmenter les contractions du muscle utérin, le myomètre, et créer également des perturbations immunitaires.
Un équilibre immunitaire parfait est nécessaire pour une implantation efficace, car l’immunité donne une permission essentielle à l’embryon pour s’implanter.
Certaines études ont reporté un niveau de cortisol plus élevé, un état oxydatif plus important chez les femmes souffrant d’infertilité[3].
La cohérence cardiaque est donc une attitude prioritaire pour favoriser l’implantation d’un embryon.
 
Cet exercice est à pratiquer 3 fois par jour, pendant les 3 semaines qui suivent un transfert, une insémination ou pendant chaque phase lutéale.

Conseil n°2 : Pratiquez un sport qui stimule votre vascularisation

La phase de nidation de l’embryon est accompagnée d’une appréhension, qui, nous le voyons souvent, paralyse les activités physiques, de peur de perturber l’accroche de l’embryon.
 
La recommandation de repos total qui était, encore il y a peu, donnée, n’est plus vraiment soutenue par le monde médical[4].
Ce qui compte surtout pour une implantation réussie, c’est la vascularisation de votre endomètre (muqueuse interne de l'utérus qui va accueillir l’embryon), et celle-ci dépend de votre circulation sanguine générale.
Il est donc idéal de stimuler au mieux votre circulation en bougeant plutôt qu’en restant inactive.
 
Faites-donc circuler votre sang ! Prévoyez une activité douce, si possible chaque jour (sauf avis médical contraire).
La marche ou le vélo par exemple sont recommandés.
L’objectif : 30 min., 1 fois par jour, au moins 5 jours par semaine.
 
Evitez cependant les exercices visant les abdominaux, les activités provoquant des secousses avec des sauts par exemple ou les exercices de torsion qui visent la ceinture abdominale.
 

Conseil n°3 : Faites le plein de magnésium

S’il y a un minéral clé pour l'implantation, le voilà !
 
Le magnésium est votre meilleur allié après un transfert, une insémination ou simplement sur la phase lutéale.
Le magnésium aurait des effets directs sur l’implantation, en diminuant les contractions involontaires du myomètre (le muscle utérin)[5].
Il est depuis toujours LE minéral de la décontraction musculaire, n’avez-vous pas l’habitude d’en prendre lorsque vous souffrez de crampes ou que vous sentez des contractions musculaires involontaires ?
En y pensant, est-ce que cela vous parait logique pour les contractions utérines ?
 
Également, le magnésium est essentiel à la production des neurotransmetteurs (messagers du cerveau), ainsi qu’à l’équilibre des hormones de stress, dont le fameux cortisol abordé au préalable.
 
Prenez déjà le réflexe d’enrichir votre alimentation en magnésium avec la consommation de cacao, bananes, graines de courges, oléagineux et végétaux.
Vous pouvez également opter pour une complémentation à hauteur de 100 à 300mg de magnésium par jour, dans les 3 premiers mois de grossesse au moins.

Conseil n°4 : Doser votre vitamine D

La vitamine D est une vitamine essentielle à la régulation immunitaire.
 
Elle semble jouer un rôle déterminant sur une branche immunitaire nécessaire à une implantation réussie, les lymphocytes T régulateurs (T reg)[6].
 
La production de ces lymphocytes T reg est influencée par la flore intestinale, qui elle-même est influencée par le niveau de vitamine D.
Ces lymphocytes se comportent, en début de grossesse, comme les « gardes du corps » de votre embryon. Ils empêchent ainsi votre immunité, qui voit ce petit être comme un corps étranger, de le déloger.
Si vous disposez d’un dosage sanguin récent de votre vitamine D, observez le résultat, il doit être largement supérieur à 75 nmol/ml[7].
 
Si vous ne disposez pas de dosage récent (moins d’une année), nous vous suggérons d’en discuter avec votre médecin traitant ou votre gynécologue.
Une complémentation sera nécessaire si votre résultat est trop bas. Nous vous conseillons d’apporter cette vitamine plutôt en dose quotidienne. Votre médecin saura vous orienter sur le bon dosage.
 
La vitamine D est également produite lorsque vous vous exposez au soleil. Dans les périodes propices, une exposition bras et visage de 15 à 20 min. par jour vous permettra de maintenir un taux suffisant (attention aux coups de soleil qui ont ne sont pas bons pour votre santé!).

Conseil n°5 : Maintenez des rapports réguliers

Là aussi tout est une question d’immunité !
 
Vous êtes-vous déjà posé la question des rapports intimes après un transfert, une insémination ou simplement en début de phase lutéale ?
Auriez-vous tendance à les éviter ? ou non ?
Et bien dans la majorité des cas, sauf avis médical contraire, il serait préférable de les maintenir.
 
En effet, le liquide séminal, constituant du sperme, aurait une action bénéfique sur la tolérance immunitaire et donc sur l’acceptation de l’embryon par l’immunité[8].
 
Ce, à priori, par le biais de nouveau des lymphocytes T régulateurs.
Ainsi, nous vous conseillons de maintenir des rapports réguliers doux, 2 à 3 fois par semaine, pendant les 3 premiers mois de grossesse.
 
Ces 5 conseils généraux vont vous permettre de mieux vous préparer pour vos prochaines étapes d’essai bébé ou de PMA.
 
Cependant chez Fertil-In, nous évitons les généralités et apprécions davantage travailler sur chaque individu, de façon ciblée et performante. Car ce qui convient à une personne, pourrait ne pas être vraiment utile pour l’autre. Nous sommes tous différents, les réponses à nos problèmes doivent également l’être !
 
Chaque programme Fertil-In évalue donc les facteurs individuels pouvant être liés à une mauvaise qualité d’implantation, une mauvaise qualité d’ovocytes et de spermatozoïdes. Ils vous apportent ainsi, de façon personnalisée, des conseils pour améliorer votre terrain, votre fertilité et favoriser une meilleure nidation.

Envie d'en savoir plus sur nos programmes ?

Notes :

[1] Cohérence cardiaque 3.6.5. Dr David Ohare éditions

[2] Stress increases the risk of pregnancy failure in couples undergoing IVF. Zhou FJ1 2019

[3] SIRTI and cortisol in unexplained infertile females; a cross sectional study, in Karachi Pakistan. Alam F1 2020

[4] Bed rest after an embryo transfer: a systematic review and meta-analysis. Cozzolino M1, 2, 3, 2019

[5] Gestational and Hormonal Effects on Magnesium Sulfate's Ability to Inhibit Mouse Uterine Contractility. Osaghae BE1 2019

[6] Vitamin D Regulates the Microbiota to Control the Numbers of RORγt/FoxP3+ Regulatory T Cells in the Colon. Cantorna MT 2019

[7] Recurrent pregnancy loss and vitamin D: A review of the literature. Gonçalves DR1 2018

[8] Seminal fluid and fertility in women. Robertson SA1 2016

Nouveau commentaire


Flux RSS des commentaires

Témoignage Ophélie et Alexis

Motiver son homme au changement